Oui, je sais, ça fait un moment depuis le dernier post, mais que voulez-vous, j’ai une famille à nourrir beaucoup de pain sur la planche à l’école. En attendant, je tenais à lancer une petite série de chroniques musicales. Non, je ne prétends pas avoir l’oreille avertie d’un critique, loin de là, je suis même plutôt bon public. En revanche, je suis un vrai musicophage, et les sites de musique en ligne sont mes meilleurs amis. Parfois, donc, un morceau, un album, un artiste me tape dans l’oreille, et dans ces moments là, il n’y a rien qui me plaise plus que de faire partager ce grand moment de découverte musicale avec tout le monde.
Mon dernier coup de cœur, donc, il s’appelle Nights Out et il nous vient d’Angleterre (pays à la production musicale dont l’intérêt est inversement proportionnel à celui de son climat).

Les trois comparses Joseph Mount, Oscar Cash et Gabriel Stebbing nous servent là un véritable petit bijou d’electro, et je pèse mes mots. Des rythmes bien posés, de l’instrumentale qui part dans tous les sens, avec quelques sonorités asiatiques pas des plus déplaisantes, surtout quand elles sont aussi bien mêlées au reste.
Dès le morceau d’intro (nommé à juste titre « Nights out Intro », ça ne s’invente pas), on sent que l’univers dans lequel on va poser le pied ne nous laissera pas indemne. Les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas, on arrive rapidement au premier hit, My Heart Rate Rapid, qui (parait-il) cartonne sur les ondes hertziennes, ce truc de lows qui savent pas utiliser Deezer ou Jiwa.
Et là, c’est le drame. Les cartons s’enchaînent. Heartbreaker et ses sonorités de balançoires usées, Side 2 et son boeuf un peu psychédélique sur les bords, Holiday et ses vocales haut perchées, et jusqu’au dernier morceau (nommé encore une fois à juste titre « Nights Outro »), le disque est passé sans que l’on aie le temps de s’ennuyer. Alors on le remet. Juste pour bouger encore un peu sur sa chaise en ayant l’air ridicule.